Accéder au contenu principal

Articles

El Doudou !

Episode 1 : - Doudou... - Darling, it’s time to be brave. Doudou’s dead ! - Oh no Doudou ! - I’m fucking sorry baby ! He’s dead right in front of me, killed by those motherfucking chicano nazis. - Doudou ! - Yeah baby. He called me this morning, he wanted to see me in a bar downtown. He was really nervous, i could tell, but he didn’t say why. - Oh doudou ! - I’m so sorry my dear. When I arrived, I saw those motherfuckers of chicanos nazis on their fucking bikes. They were leaving the place. I knew something has gone wrong. And then i saw Doudou on the street, lying in his own blood. - Doudou ! - Sorry baby ! He was still breathing. He tried to tell me something but i couldn’t understand. And then, he died. In my arms. - Doudou ! - Doudou’s dead baby. He ‘s dead like a man fighting for justice and freedom, killed by some motherfucking nazi cowards. And now baby, it’s time for revenge baby ! - Doudou ! - Yeah baby....
Articles récents

Les gens pinaillent

- Dites-nous en plus cher Roland Farthes. - Oh Jacques, vous savez... - Vous connaissez la curiosité des gens, vous intriguez, vous en êtes conscient ? - Oh vous savez, les gens pinaillent toujours, on leur donne ça, ils vous prennent ça. - Oui c’est vous qui le dites et pourtant, il me semble que vous ne nous dites pas tout. On vous a souvent reproché votre goût du trop, votre sensibilité baroque mais là j’ai surtout envie de vous reprocher votre goût du peu, voire du rien. - Cher Jaques dire tout est aisé. Moi je suis pour la part de mystère. - Oui le mystère, c’est une chose qui revient souvent chez vous. - C’est vrai, j’ai des renvois. - Allons Roland, soyez sérieux, donnez-nous un os à brouter. - Je peux bien vous donner une coquille vide, les gens entendront la mer. - Très bien, parlez-moi de votre mère. - Maman était si belle. ...

Double affiche 2019

Les écrivains voyageurs

Je hais les voyages disait Claude Lévy-Strauss, c’est même la première phrase de son bouquin Tristes tropiques, un titre qui ne donne d’ailleurs pas spécialement envie de barouder, comme quoi au moins le gars Claude il était plutôt cohérent. Un bon point pour lui. A mon avis, il y pire encore que les voyages. Il y a les écrivains-voyageurs, c’est comme ça qu’on les appelle quand on les reçoit dans des émissions ou quand on leur brosse le portrait dans un journal. Ecrivain-voyageur ça veut dire que le gars ( c’est plutôt des gars en effet, à se demander si se sont plutôt les hommes qui ont des trucs à se prouver en entreprenant des voyages idiots ou si ce sont plutôt les filles qui dans l’ensemble sont dépourvues d’ambitions littéraires, la question est posée) il se prend un billet d’avion sur Opodo et il part vivre 6 mois sous les cocotiers et après il revient tout bronzé avec un bouquin écolo-poético-philosophique intitulé à la rencontre des derniers Papous pa...

Le Roule ou la résurrection de Roland Farthes

Conférence parrainée par l’office de tourisme de Cherbourg-en-Cotentin Ces images ont fait le tour du monde. Roland Farthes élevant des chèvres sur la montagne du Roule alors que tout le monde le croit mort depuis 5 ans. Un retour en arrière s’impose. 1963. Interné après avoir tenté de poignarder Frida Boccara, RF aspire à un changement de vie. Il ne veut plus de strass ni de paillettes. Roland aspire à davantage de sérénité, de plénitude. Un temps tenté par la vie monastique – il passe 3 nuits et 3 jours à la Trappe de Bricquebec – RF doit rapidement se rendre à l’évidence : il n’est pas fait pour écraser des mottes et faire du frometon. Il rêve d’aventures et de phalanstères mais ses finances sont maigres. Qu’à cela ne tienne ! Roland plante les germes de l’Aventure près de chez vous. Sa première tentative – traverser la Manche à la nage de Cherbourg à l’île Pelée – est un échec. Non pas que RF coule à pic – il fut champion chez les minimes du 50...

Un scénario d'enfer

Chers auditeurs et auditrices, chers ami-e-s, Depuis le temps qu'on se revoit tous les ans, il est temps que je vous fasse une confidence : je ne connais pas Roland Farthes. Toutes ces années, je le confesse, j'ai joué à faire semblant. J'ai postulé auprès du comité d'organisation et j'ai été retenu, ça oui. Mais mon CV était d'année en année plus bidon, et mes propositions de communication reposaient sur du vent. Une fois sur place, j'essayais d'assurer du mieux possible, et je crois que je peux le dire maintenant, j'ai fait illusion. Je dois dire que ça n'a pas été, au début du moins, sans éprouver une certaine fierté. Moi, le sans-grade, l'obscur scribouillard provincial, j'étais invité à la table des grands, des gens qui comptent dans le milieu. Et je n'ai pas non plus honte de le dire, j'en ai profité un max. Des pizzas en veux-tu en voilà, des barbecues all night long, et le vin qui coule à flots. J...